J’ai passé l’hiver dernier à 19°C dans mon salon. Résultat ? Des pulls en permanence et une envie constante de me glisser sous un plaid. Cette année, j’ai lu que les recommandations avaient changé. Et franchement, c’est pas trop tôt.
Les experts viennent de sortir de nouvelles préconisations qui enterrent définitivement la règle des 19°C uniformes dans toute la maison. (D’ailleurs, en parlant de température, certains établissements comme Olympe Casino maintiennent leurs salles à 21°C pile pour le confort des joueurs – cliquez ici pour voir leur approche). Bref, retour aux températures domestiques.
La chambre : plus froid que vous ne pensez
16 à 18°C maximum.
Oui, vous avez bien lu. Les spécialistes du sommeil sont formels : on dort mieux dans une pièce fraîche. Notre corps baisse naturellement sa température la nuit, et une chambre trop chaude perturbe ce processus. Perso, j’ai testé à 17°C et les premiers jours c’était rude. Maintenant ? Je ne pourrais plus revenir en arrière. Le sommeil est plus profond, moins haché.
Par contre, attention si vous descendez en dessous de 16°C. Les médecins alertent sur les risques respiratoires, surtout pour les personnes fragiles. Un air trop froid assèche les muqueuses et favorise les infections.

Le salon et les pièces à vivre : on monte d’un cran
Les nouvelles recommandations parlent de 20 à 21°C pour les pièces où on passe du temps sans bouger. Fini le dogme des 19°C qui nous faisait grelotter devant Netflix. Les experts reconnaissent enfin que rester assis pendant des heures nécessite un peu plus de chaleur.
Dans mon appart, j’ai remarqué une vraie différence de confort avec ce degré supplémentaire. Plus besoin de garder le pull en permanence, et les invités ne demandent plus si le chauffage est cassé (véridique).
Salle de bain : le grand écart thermique
22 à 24°C quand vous l’utilisez. C’est la pièce où les recommandations sont les plus élevées, et c’est logique. Sortir de la douche dans une salle de bain à 19°C, c’est la pneumonie assurée. Les experts conseillent même de monter temporairement la température avant la douche.
Le truc, c’est de ne pas maintenir cette température toute la journée. Un chauffage d’appoint programmable fait largement l’affaire. Ou alors un sèche-serviettes électrique qui fait double emploi.
Bureau et télétravail : la surprise
Les études récentes sur le travail au froid révèlent qu’en dessous de 20°C, la productivité chute drastiquement. Les doigts s’engourdissent, la concentration baisse. Pour un bureau, visez 20 à 22°C selon votre niveau d’activité.
Si vous bougez peu (travail sur ordinateur), montez plutôt vers 22°C. Si vous alternez assis/debout ou que vous vous déplacez régulièrement, 20°C suffisent. J’ai testé les deux configurations et clairement, à 22°C je tape plus vite et je fais moins de pauses café pour me réchauffer.
Les pièces peu utilisées
Cave, buanderie, couloirs : 14 à 16°C suffisent amplement. Pas la peine de chauffer des espaces où vous ne faites que passer. Par contre, gardez un minimum de 14°C pour éviter l’humidité et les problèmes de condensation.
Quelques astuces que j’ai testées
- Les thermostats connectés changent vraiment la donne. Programmer des températures différentes selon les heures et les pièces, c’est un game changer niveau confort ET factures.
- Un hygromètre dans chaque pièce principale. L’humidité joue autant que la température sur le ressenti. Entre 40 et 60% d’humidité, c’est l’idéal.
- Les rideaux thermiques, ça marche vraiment. Surtout pour les chambres où on veut maintenir le frais.
- Aérer 10 minutes par jour, même en hiver. L’air se renouvelle sans trop refroidir les murs.
L’impact sur les factures ?
Paradoxalement, ces nouvelles recommandations pourraient réduire vos factures. Comment ? En chauffant mieux mais de façon plus ciblée. Une chambre à 17°C et un salon à 21°C consomment moins qu’un appartement uniformément à 19°C où on compense avec des chauffages d’appoint.
Les experts estiment qu’adapter la température par pièce permet d’économiser jusqu’à 15% sur la facture annuelle. Pas négligeable.
Au final, ces nouvelles recommandations tombent sous le sens. Pourquoi maintenir la même température partout alors qu’on n’a pas les mêmes besoins selon les activités ? Cette approche différenciée, c’est juste du bon sens appliqué au chauffage. Et votre corps vous remerciera.
